C'est comme quelque chose qui ne partira jamais. Un mal être constant, alors que l'on sait que désormais tout ne peut qu'aller mieux, on vit mal. On se lève la boule au ventre, on se demande pourquoi on a agit ainsi, cette condition de dépendance nous suffisait dans le fond, on se faisait souffrir mais on était bien. Voilà, c'est ça, j'étais bien d'être mal. Dans ma lucidité j'ai choisi ce que j'aurais dû faire depuis le début  te rayer de ma vie. Je me voilais la face, je me battais, je n'imaginais pas l'espace d'un instant ne plus te parler, te revoir, rire encore avec toi. Mais c'est stupide. C'est trop tard, c'est se battre pour du vent. Tu n'es plus le même avec moi. Et ma vision à ton propos est désormais craintive. J'ai peur de toi.

Avoir des sentiments c'est comme oublier sa carapace. C'est agir bêtement. J'ai mal de me dire que, non, on ne se parlera plus. Mon choix a été dur, long, j'y suis arrivée. Même si je pense encore à toi je sais que c'est obsessionnel pour l'instant. Je suis une femme dramatique, j'aime le drame et les larmes. J'aime me donner dans me sentiments. Tu comptais réellement. Et puis je suis fière d'avoir réussi à te fuir, à t'échapper. Avec le temps je me dis que c'est normal de souffrir, c'est dans les choses de la vie. On  rit on pleure, on souffre, on doit passer par là. J'ai surtout mal quand je me dis que tu ne t'es jamais battu pour tenir ta promesse. J'ai mal en songeant au passé. Et même si tu as changé. Même si tu me manques de respect. Même si je ne devrais pas le dire. Tu me manques. Mais demain tout ira mieux. Tout commence déjà à aller mieux. Toi hors de ma vie, c'est comme une réelle bouffée d'air. Je retrouve ma respiration. Je ne me noie plus, je retourne à la réalité.

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